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Teixeira décrypte le crowdfunding

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Maxime Teixeira, matricule 369 cette semaine au classement ATP, s’est lancé il y a peu dans le crowdfunding, le financement participatif, via Fosburit, un site spécialisé dans le crownfunding sportif. L’0bjectif : palier sa mauvaise année 2014 ainsi que se relancer en proposant au grand public de financer sa saison en échange de diverses contreparties (un match, port de logos pour les entreprises…). A deux jours de la fin de la campagne, 7 565 euros ont déjà été récoltés sur les 8 000 espérés (95 %). Pour La Gazette du Tennis, Maxime Teixeira a accepté de répondre aux questions fréquentes autour de cette pratique.

Est-ce normal qu’un joueur professionnel de tennis soit aujourd’hui amené à solliciter le grand public d’un point de vue financier ?

Le tennis est un sport qui coûte très cher (son budget annuel tourne autour de 30 000 euros, NDLR), que ce soit en termes d’entraînement, de logistique, mais aussi d’accompagnement sur les tournois. A mon classement, il est impossible de voyager avec un coach, à moins de rester en France, et encore… Beaucoup nous compare à d’autres sports qui eux non plus ne gagnent pas beaucoup d’argent. Certes, il y en a, mais remettons nous à l’échelle qui nous correspond. Nous sommes l’un des sports les plus pratiqués au monde, et aussi un sport très médiatique qui génère beaucoup d’argent. Être ne serait ce que 500ème sur des dizaines de millions de licenciés fait de nous une certaine élite de notre sport. Donc non, je dirais qu’il n’est pas normal de demander des fonds au grand public, même si je vois aussi dans une campagne de crowdfunding une occasion de partager ma saison avec mes fans.

N’est-ce pas dénigrant pour un athlète d’avoir recours à cela ?

Je dois avouer que c’est une chose à laquelle je n’avais pas pensé au départ. J’aime en général trouver les solutions par moi-même ou les résoudre avec mes propres résultats. Mais avec mon année 2014, je ne pouvais pas y arriver tout seul. Pour ma part, ça a été difficile de concevoir que je devais demander de l’argent à mes ‘ »supporters ». Avec le site Fosburit, je trouvais que le fait d’avoir de nombreuses contreparties adaptées à tout type de budget était vraiment une super idée. J’aime bien le principe de gagnant-gagnant et de rencontrer certains de mes fans lors d’une partie de tennis !

Comment est redistribué l’argent entre le site et vous ? Que se passe t-il si les 100 % ne sont pas atteints ?

Le fonctionnement est simple. En fonction de l’accompagnement du site dans mon projet, je leur reverse une commission de la somme atteinte (5, 10 ou 15 %). Bien sûr, cela fonctionne seulement si les 100 % sont atteints. Si ils ne le sont pas, je ne toucherais rien et eux non plus, la campagne sera un échec et les contributeurs seront remboursés.

Propos recueillis par Sacha Acco

Crédit photo : Panoramic (article et encadré)

1 commentaire to "Teixeira décrypte le crowdfunding"

  1. oneflou dit :

    Toujours aussi intéressant ces articles sur le « circuit secondaire ». J’ai bien aimé le petit clin d’oeil dans la page de crownfunding, avec la participation d’un certain Albano Olivetti 😉 C’est cool de voir que ça se sert les coudes. Bonne continuation Maxime !

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