« Jouer ici, c’est le rêve ultime »

Arcangioli

 

Les premiers matchs du grand tableau se jouent aujourd’hui à Roland Garros. Parmi la masse de joueurs et joueuses présente Porte d’Auteuil, les tricolores Maxime Hamou (19 ans) et Manon Arcangioli (20 ans), tout deux invités par la FFT, auront le droit à leur baptême du feu dans un événement de cette envergure. Interview croisée.

Maxime, Manon, ce Roland Garros marquera votre premier match dans un tableau final de Grand Chelem. Le voyez-vous comme un aboutissement ?

Maxime Hamou : Ce n’est pas totalement un aboutissement, mais ça n’en est pas loin. Jouer ici, c’est en tout cas le rêve ultime, et je suis très fier de pouvoir le faire. Roland Garros, pour les Français, c’est magique.

Manon Arcangioli : Je suis super excitée à l’idée de jouer, j’ai vraiment hâte. C’est le travail de plusieurs années, et cela montre que mon travail paye et qu’il faut continuer pour pouvoir faire ces tournois là sans avoir à se faire inviter.

Honnêtement, vous attendiez vous à cette invitation de la part de la Fédération ?

M.H : Je ne peux pas dire oui ou non. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre mais à dix jours de l’annonce des invitations, presque chaque personne que je croisais me disait que j’allais l’avoir (rires). Quand j’ai eu la réponse, j’étais au paradis !

M.A : C’est toujours un peu le stress avant l’annonce des invitations, mais j’étais bien classée, jeune et j’avais eu de bons résultats cette année, alors oui j’espérais l’avoir mais c’est jamais certain. Pour ma part ce fut particulier, au début j’en avais eu une pour les qualifications, mais la Fédération australienne choisissant de ne pas la donner à une de ses joueuses (la FFT a un partenariat avec la Fédé australienne permettant à cette dernière d’attribuer une invitation à une de ses joueuses, NDLR), deux jours après Alexandra Fusai m’a appelé pour m’annoncer que c’est moi qui la récupérais. Grande nouvelle ! J’ai sauté de joie. C’est une grande opportunité, je vais faire au mieux.

Dans quel état d’esprit allez-vous abordez le tournoi ?

M.H : J’ai un peu de pression, mais pas plus que les autres joueurs. Je sais juste que je vais tout donner quoi qu’il arrive !

M.A : J’ai vraiment hâte, je n’ai pas de pression, du moins pour l’instant. Ce n’est que du bonus pour moi, je n’ai rien à perdre, et je suis prête à gagner ! Je me sens capable d’honorer mon invitation et prête. Je pense bien jouer et bien m’entraîner. On verra ce que ça donnera le jour J…

Niveau médias, organisation… Sentez-vous que Roland Garros est un tournoi particulier dans votre saison ?

M.H : Oui, c’est particulier. Encore une fois, Roland Garros est quelque chose de magique pour nous les Français. Il est vrai que d’avoir autant de sollicitations fait bizarre, je n’ai pas vraiment l’habitude de tout ça. Mais tout n’est pas totalement nouveau, j’ai déjà joué tous les Grand Chelem chez les juniors, et un certain nombre de choses sont similaires.

M.A : Sur les autres tournois, on est rarement autant sollicité. J’avoue qu’un peu avant le tournoi, je déconnecte les réseaux sociaux, la messagerie, pour rester dans ma bulle.

Maxime Hamou affrontera le Polonais Jerzy Janowicz (47ème joueur mondial) au premier tour tandis que Manon Arcangioli se mesurera à l’Américaine Irina Falconi (84ème joueuse mondiale).

Propos recueillis par Sacha Acco

Crédits photos : paris-normandie.fr (article et encadré)

Susan Mullane/ITF (Une)

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