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Bartoli : « Tout était clair dans ma tête »

Bartholi

 

Mode, école, tennis : Marion Bartoli s’est assurée une « retraite » pour le moins très active. Présente ce jeudi matin à Paris à l’occasion de la présentation du dispositif d’Eurosport pour Roland Garros, l’Auvergnate a annoncé qu’elle commentera les matchs aussi bien sur la plate-forme française que sur la plate-forme anglaise de la chaîne, et qu’elle prendra par ailleurs part dès cette année au Tournoi des Légendes. Sa passion pour le jeu, son actualité, son père : entretien exclusif avec celle qui croque sa nouvelle vie à pleines dents.

Marion, avez-vous désormais une approche du tennis différente du temps où vous étiez joueuse ?

Non, pas du tout. Je continue à voir le tennis tel que je l’ai vu durant ma carrière, tel que je l’ai appris en voyant les autres jouer. Aujourd’hui, je viens partager toutes les connaissances que j’ai pu acquérir aussi bien sur les entraînements, les « sacrifices », en expliquant par exemple aux téléspectateurs toute la difficulté et tout le travail à faire pour aller décrocher une victoire en Grand Chelem. C’est ce que j’essaye de transmettre dans mes commentaires, avec aussi cette passion du jeu qui ne m’a jamais quittée.

Vous avez une actualité très riche et passez beaucoup de temps dans les avions : après une carrière de joueuse, vous restez tout de même dans un mode de vie assez fatiguant, non ?

J’ai la même mentalité que j’ai eu au tennis : on ne peut pas faire les choses à moitié, et cela demande une implication au quotidien pour arriver là où l’on veut. Bien sûr que c’est fatiguant, mais je connais les règles du jeu, je l’ai déjà fait une fois (rires).

Et parmi cette actualité, vous venez d’ouvrir une école en Jamaïque. Vous pouvez nous en parler ?

C’est la partie caritative de ma « nouvelle vie ». J’ai rencontré Usain Bolt, et on s’est dit qu’il faudrait vraiment ouvrir une école ici. Il a fallu construire des terrains de tennis, une piste d’athlétisme, mettre des ordinateurs… Mais la levée de fonds a été une réussite. 8 autres écoles doivent ouvrir dans les prochains mois.

Une fois votre carrière terminée, tout s’est enchaîné très vite pour vous, sans réelle période de réflexion…

En fait, j’avais un plan assez clair en tête depuis très longtemps pour mon après-carrière. Je savais vraiment comment j’allais faire la transition, et j’avais prévu de me lancer dans la mode. Tout était clair. J’ai commencé le dessin avant le tennis : c’est un rêve de petite fille, pour lequel j’ai mis tout ce qui était nécessaire en place. D’un autre côté, Eurosport m’a rapidement contacté pour savoir si j’étais intéressé pour commenter l’US Open. A l’époque, j’adorais cette chaîne, alors j’ai accepté.

« Je ne peux pas m’échapper du tennis comme ça ! »

 

Que pensez-vous apporter de nouveau à l’antenne d’Eurosport ?

Certainement un vent de fraîcheur. Je pense arriver à transmettre ma passion parce que je suis une vraie passionnée. Et puis j’ai eu aussi tout ce travail d’apprentissage de la technique avec mon père : pour gagner Wimbledon, j’ai vraiment dû disséquer toute la technique et tous les aspects du jeu. C’est aussi cela que je cherche à transmettre.

Votre père a tenu une place centrale dans votre vie de joueuse pendant plus de 15 ans : depuis votre fin de carrière, comment ont évolué vos relations ?

Mon père a toujours une place importante dans ma nouvelle vie, puisque c’est lui qui gère mon entreprise, et c’est vers lui que je me tourne quand j’ai besoin de conseils sur une décision à prendre par exemple. Je lui donne une confiance absolue et je pense que c’est important, dans des projets de vie comme cela, d’avoir une personne comme celle-ci.

Dans des interviews données depuis que vous n’êtes plus joueuse revient fréquemment la question « Envisagez-vous de devenir coach ? », ce à quoi vous répondez souvent « D’ici 6 ou 7 ans »…

Oui, je ne sais pas encore quelle forme cela prendra : si ce sera une académie, si ce sera à moi de me déplacer… Mais en tout cas, oui, je pense sérieusement aider à l’avenir sur des projets. Le tennis est une partie très importante de ma vie et je ne peux pas m’en « échapper » comme ça !

Vos favoris pour Roland Garros ?

Je ne vais pas vraiment innover, mais je vais dire Serena… Elle est tout simplement la meilleure lorsqu’elle est en forme. Je place quand même Halep en outsider, en plus elle joue bien sur terre, et je mets une pièce sur la présence de Caroline Garcia en deuxième semaine. Chez les hommes, et malgré ses défaites récentes, Nadal sera toujours très dur à aller chercher sur cinq sets. C’est très différent de jouer sur trois sets, comme en ce moment. Et pour les Français, si j’en vois un aller loin, c’est bien Gaël Monfils. Déjà que sans préparation il fait quart de finale, alors là… (rires)

Propos recueillis par Sacha Acco

Crédit photos : Alain Acco (Une et article)

Kathy Willens/AP/SIPA (encadré)

8 commentaires to "Bartoli : « Tout était clair dans ma tête »"

  1. dascaldas dit :

    Bartoli in the legend’s tournament ? it’s a joke

  2. 44444 dit :

    Changera t elle un jour? c’est tellement clair dans sa tete qu’elle a posé la question d’un éventuel retour au tennis…quand elle commente elle est agacante car on croirait une gamine ce qu’elle est surement encore un peu puisque papa est toujours la…

  3. pierre dit :

    La voir jouer c’était absolument atroce à regarder . On aurait dit un robot .
    et son arrogance , son manque d’humilité et son refus de jouer pour son pays à la Fed Cup alors que c’est un devoir normalement de jouer pour son pays font qu’à mon avis peu de gens la regrette ! Elle disait qu’elle ne pouvait pas aller à la Fed Cup 48h sans son père mais si toutes les filles faisaient pareil ce serait la foire du Trone !
    Elle faisait d’ailleurs l’unanimité du monde sportif contre elle avec son comportement
    Heuresement que la nouvelle génération française n’a pas les tares de cette personne
    Eurosport se deshonore en lui permettant de commenter les matchs

  4. olivier dit :

    tais toi jaloux!!!!

  5. olivier dit :

    no it isn’t. it’s real live!!! she won a grand slam, didn’t she??? come on Marion!!!!

  6. vivi dit :

    Quel est le but recherché par le magazine ?????? 97% des amateurs de tennis et autres détestent cette fille son tennis, son clan et son comportement …… pourquoi, sinon pour faire un test d’audience ressortir ce cadavre des placards ?????

  7. Hugo lagier dit :

    En tout cas celui qui a écrit cette interview je crois que c’est Sacha et très bon félicitation a lui

  8. ninjaturtel dit :

    Beaucoup l’ont critiqués car elle demandait à ce que son père soit avec elle pour la fed cup…
    Sauf que si on regarde, parmi toute les joueurs de cette époque… c’est la seule qui a un grand chelem…
    Comme quoi, peut être que les méthodes de la fédération ne sont pas les bonnes. Il faudrait laisser ça à des personnes qui savent coacher…

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