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Gicquel, un retraité actif

A 37 ans, Marc Gicquel a annoncé cette année qu’il se retirait du circuit ATP. Après une carrière longue de 15 années, le Breton n’a pas prévu de quitter le milieu du tennis pour autant. Celui qui reste un maillon fort du TC Paris, son club avec lequel il jouera demain la finale des championnats de France, a même ouvert une académie dans la capitale.

Marc, pouvez-vous nous rappeler les circonstances de votre retraite ?

Cela faisait un bon moment que j’y pensais. J’avais bien joué à Montpellier (ATP 250), mais au bout d’un moment, je n’avais tout simplement plus la motivation de m’entraîner, de passer du temps sur le terrain. Pour être compétitif, il aurait fallu que je m’investisse beaucoup plus. Tout s’est fait progressivement. Pendant l’été, je n’ai joué que des tournois français, puis j’ai pris ma retraite en octobre, à l’Open de Rennes, parce que c’était chez moi, devant ma famille, mes amis. Mais ça reste une retraite ATP, puisque je n’ai pas complètement arrêté.

Justement, c’était important pour vous de jouer les interclubs ?

Bien sûr, c’est une compétition que j’adore vraiment. D’autant plus qu’au TC Paris, on a été champion de France l’année dernière, on a toujours un bon groupe, et demain on jouera la finale… C’est vraiment une compétition que j’affectionne.

Vous préparez une reconversion ? Déjà des projets ?

On a ouvert, avec Thierry Ascione et Nicolas Copin, une académie au Paris Country Club, la « all in academy ». Pour l’instant, c’est le début, on se lance. Il y a Nicolas Mahut, Filip Peliwo, champion du monde juniors il y a deux ans. Je vais entraîner, donner des coups de main à des joueurs, transmettre ce que j’ai pu apprendre, les erreurs que j’ai pu faire, pour essayer de les faire progresser. Ce qui est sûr, c’est que prendre un joueur à plein temps, voyager autant que lorsque j’étais joueur, ça ne m’intéresse pas. J’ai quand même une famille, ma femme et mes deux enfants. J’aime le tennis, mais pas au point de repartir voyager comme « avant », il n’y a aucun intérêt. En revanche, faire des semaines à Paris, quelques déplacements, ça oui.

On parle d’une collaboration avec Nicolas Mahut pour 2015…

Je vais partir avec Nico en Australie, on va faire quelques semaines ensemble. Il restera avec son binôme Ascione/Escudé mais je ferais quelques semaines, quelques tournois avec lui dans l’année.

Propos recueillis par Sacha Acco

Crédit photo : FFT (article et encadré)

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