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Jaziri s’éclate à l’IPTL

Le numéro 1 tunisien Malek Jaziri a été contraint de déclarer forfait par sa fédération.

Malek Jaziri, 30 ans, a fait le choix d’aller taper la balle en Inde, en cette fin d’année, dans le cadre de l’IPTL (l’International Premier Tennis League), la nouvelle exhibition qui fait du bruit dans le monde du tennis. Depuis Singapour, il raconte comment il s’est retrouvé à faire équipe avec Novak Djokovic, Marin Cilic, Nenad Zimonjic, Caroline Wozniacki, Kristina Mladenovic et Goran Ivanisevic, pour la franchise des UAE Royals, la représentante des Émirats Arabes Unis. « C’est une amie à moi, Selima Sfar, une ancienne joueuse tunisienne de l’organisation, qui m’a contacté. C’était en début d’année, je jouais à Dubaï, puis on est restés en contact jusqu’à ce que ça se fasse ». Le concept lui a tout de suite plu : « L’idée est géniale. Rassembler des joueurs du moments, des légendes, et tout ça dans des stades pleins… Pour moi, c’est une superbe expérience ». Sans oublier l’aspect financier : « Sans mentir, c’est intéressant pour tout le monde à ce niveau-là. Je n’y ai pas vraiment réfléchi, mais je pense que ce que je gagne ici pourra me financer une bonne partie de ma prochaine saison. Plus de 3 mois, c’est sûr ».

Conquis par cette première édition, le 76ème joueur mondial énumère : « Il y a une atmosphère fantastique, les conditions sont excellentes, les joueurs jouent bien, les spectateurs sont là… Tout le monde est content ». Lui le premier, avec des légendes telles qu’Agassi, Sampras et Rafter de l’autre côté du filet : « Ce sont des joueurs dont, quand j’ai commencé, j’étais fan. C’est super sympa de pouvoir les côtoyer aujourd’hui ». Pour « Jazz », pas de doute : « Ce concept peut durer. Les joueurs aiment bien, le public aussi, l’ambiance est géniale, alors oui, ce concept peut durer ».

Seul point négatif parmi tous ces avantages : Jaziri est contraint de faire l’impasse sur les championnats de France par équipe avec son club de cœur, Sarcelles . Mais Jonathan Chaouat, le président sarcellois et avant tout l’un de ses proches, ne lui en veut pas le moins du monde : « Au contraire, je suis très content pour lui, il va toucher de l’argent dont il a besoin pour sa carrière ». Fidèle et attaché au club depuis de longues années, lui qui fut l’un des principaux acteurs de l’ascension en première division, Jaziri a suivi depuis l’Asie la progression de son équipe, qualifiée pour les phases finales. Il glisse : « Bonne chance Sarcelles, et au passage, bienvenue aux nouveaux !* ».

*Il fait référence aux nouvelles recrues du club, Jarkko Nieminen et Gilles Muller

Propos recueillis par Sacha Acco

Crédit photos : Marwan Naamani/AFP (article)

Jamie Squire/Getty (encadré)

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