IMPRIMER IMPRIMER

« Un système extrêmement vicieux »

Laurent Rochette, 26 ans, est un expérimenté du circuit. Ce sympathique Bordelais, habitué du circuit secondaire et des qualifications de tournois ATP, fait partie de ceux que l’on n’entend pas beaucoup mais qui ont des choses à dire. Celui qui porte aujourd’hui le matricule 616 au classement mondial nous livre sa réalité du tennis et s’étend sur les pratiques de l’ITF, la fédération internationale. « Il y a de plus en plus de joueurs qui commencent à être furieux » assure t-il. Interview exclusive.

Laurent, comment qualifieriez-vous le niveau de vie des joueurs au-delà de la 200ème place mondiale ?

D’abord, est-ce que l’on peut vraiment parler de niveau de vie ? Il n’y a pas de niveau de vie… Il n’y a que les 180 meilleurs qui font des balances positives. L’année où je finis avec mon meilleur classement (202ème joueur mondial en 2012, NDLR), j’étais en gros à -50 euros sur toute la saison. Ça en dit long.

D’où vient le problème ?

Le vrai problème, c’est qu’il y a un écart ridicule à cause de l’ITF, qui ne fait absolument aucun effort pour redorer le blason du tennis. Il y a une inflation du niveau de vie et une baisse du dollar de façon énorme, ce qui fait qu’en plus du fait que l’on gagne moitié moins, le coût de la vie est aussi deux fois plus élevé. En Future, on ne peut pas gagner d’argent du tout. J’ai déjà fini une semaine dans le rouge en ayant remporté le tournoi. Quand on touche 60 euros au premier tour, c’est grotesque, c’est ridicule. Qui peut vivre avec 60 euros ? Il faudrait presque un zéro en plus.

Le contraste avec le top 100 – 150 mondial est saisissant…

Le tennis, c’est un peu l’image de la lutte des classes : un organisme tout en haut, l’ITF, génère beaucoup d’argent, des millions de dollars par an, mais ne redistribue pas du tout ça dans les Futures. Et du coup, en bas, d’autres doivent se battre. Il y a des disparités. Il y a les joueurs qui peuvent jouer où il veulent, et les autres qui sont obligés de jouer uniquement dans leur pays. Ça fout le bordel. L’ITF établit un ordre des priorités et investit là où cela lui rapporte le plus, c’est-à-dire pas dans les Futures.

Comment vivez-vous le fait d’être ultra-dépendant de vos résultats ?

Cela fait longtemps que je joue sur le circuit. C’est comme ça, c’est le jeu. On gagne des matchs, on gagne de l’argent, on perd des matchs, on en gagne moins. C’est sûr que quand on est footballeur ou rugbyman, c’est facile. On est salarié, il y a minimum 60 000 euros qui tombent tous les mois, on ne paye pas le coach, le kiné, les voyages… Là, c’est sur que c’est cadeau. Mais au bout d’un moment, l’argent, on n’y pense pas, car si on commence à trop se concentrer sur des choses matérielles, on ne peut plus jouer. On va être super tendu et on aura aucune chance de gagner. Il faut apprendre à se détacher de l’argent.

« C’est 25 000 euros une saison »

Les autres joueurs ont-ils la même vision que vous sur ce sujet ?

Ça commence à monter, il y a de plus en plus de joueurs qui commencent à être furieux du système, notamment en Future. C’est aberrant qu’on en soit encore à des tournois dotés de 10 000 dollars. Avec les taxes et tout ça, ça fait presque moitié moins à se partager à la fin. Il serait temps que l’ITF double au moins les prize-moneys, ce serait le minimum. Passer de 10 et 15 000 dollars à, au moins, 20 et 30. Ce serait normal. Organiser un tournoi 10 000 dollars est très facile pour les clubs. Du coup, il y a beaucoup de tournois, et beaucoup de joueurs qui prennent des points, et cela appauvrit le tennis parce que le gars qui a le niveau mais qui n’a pas d’argent doit jouer encore et toujours plus. C’est extrêmement vicieux comme système mais l’ITF génère beaucoup d’argent comme ça.

Les choses peuvent-elles changer ?

On n’a même pas de conseil des joueurs, on n’est pas représenté, alors on ne peut pas faire bouger les choses de nous même. L’ATP commence à faire monter les dotations sur les Challengers, et il va bientôt y avoir 35 000 dollars de différence avec le plus bas tournoi Future. L’ITF commence à se dire que ça va être trop voyant, et apparemment ils vont augmenter un peu les dotations pour les Futures. Mais je dis surtout ça pour les jeunes qui veulent se lancer sans avoir forcément les moyens. C’est trop cher, le tennis est trop cher. C’est 25 000 euros une saison. Sans compter l’entraîneur qui voyage… Moi, j’arrive à peu près à voyager, à faire mes tournois. Le système est comme ça, c’est à moi de m’en sortir. Il ne faut pas que j’attende quelque chose des fédérations internationales. J’essaie juste de contrôler ce que je peux contrôler : bien m’entraîner et être le plus performant possible en match.

Propos recueillis par Sacha Acco

Laurent Rochette sur Facebook

Crédit photos : Page Facebook de Laurent Rochette / FFT

43 commentaires to "« Un système extrêmement vicieux »"

  1. ghan dit :

    Certes Monsieur Rochette, je comprends votre point de vue.

    Mais dans la plupart des sports on est amateur lorsqu’on est pas dans les 100 premiers mondiaux ou du moins semi pro.

    Le foot le basket on tiré leur épingle du jeu mais ce sont des sports collectifs où l’identification est plus forte.

    Les Futures ne sont pas censés être un niveau où on fait carrière mais un marche pied pour permettre aux plus jeunes joueurs de se faire repérer, sponsoriser ou épauler par leur fédération et d’accéder aux niveau professionnel.

  2. Yann dit :

    C’est sur, c’est cruel… mais le gars en étant 200ème mondial arrive à vivre de sa passion (on va pas chipoter pour 50euros). Qu’en est il du 200ème mondial dans d’autres sports individuels???? Certes les meilleurs gagnent des sommes démesurées et ce n’est pas normal mais allons voir des très bons nageurs, skieurs, judokas, triathlètes et leur demander si le 200ème mondial arrive à terminer à -50€.

  3. Frederick dit :

    Il faut comprendre une chose… Ce jeune homme est 200eme mondial (on arrondit) dans son sport et métier…. et à la fin de l’année il en tire pas un rond… Regardez chacun d’entre vous dans votre profession… pensez vous être dans les 200 meilleurs personnes du monde de votre profession… j’en doute… en tout cas ce n’est pas mon cas selon moi… et pourtant on vie mieux que ces gens… je ne sais pas ce qui est mieux… vivre de sa passion quitte a vivre « mal » ou vivre assis dans un bureau et amassé de l’argent.. chacun fait son choix…

  4. sangetor44 dit :

    Frederick,

    je ne pense pas que l’on puisse comparer notre situation de salarié et celle d’un sportif qui essaie de vivre grâce à sa passion. Je ne suis pas sûr qu’on aille tous au boulot avec le même entrain que celui avec lequel Laurent va s’entraîner.
    Ceci étant dit, le problème posé est bien commun à la majorité des sports médiatisés. Les meilleurs gagnent des fortunes (indécentes?) alors que les moins brillants ne peuvent pas en vivre (c’est aussi vrai au foot, basket, vélo… sans évoquer des chômeurs).

  5. franky dit :

    Et bien oui, c’est pas facile la vie, hein. Faut changer de boulot si celui que l’on fait ne rapporte pas assez. On va quand même pas le plaindre non plus, personne l’a obligé.

  6. Merci Sacha pour cet excellent témoignage,

    Les joueurs de tennis pro commencent à gagner de l’argent à partir du moment ou ils intègrent les premier tour des quatre tournoi du grand chelem. Ce qui signifie qu’a delà de la centième place mondiale ça commence à devenir problématique.

    Laurent Rochette à raison, les prize-money des futures sont ridicules. C’est dangereux pour le tennis car cela nuit fortement au renouvellement des joueurs. Pour un jeune issu d’un pays pauvre, c’est quasi impossible aujourd’hui d’atteindre le top 100.

    Un peu plus de redistribution des prix ajouterait de l’intérêt sportif au tennis.

    Vincent

  7. Nico dit :

    Intéressant ce coté caché, j’espère que les dotations vont augmenter sur les futures rien de + normal!!! L’écart est purement abyssal!!! Honte à l’ITF!!!!!!

  8. Jo dit :

    Réponse très constructive Franky, merci.
    et pratique aussi puisqu’elle fonctionne pour tout. « on l’a pas obligé ». ha oui c’est vrai, fin du débat.
    ils peuvent bien donner les millions de dollars disponibles au numéro 1, et 0$ pour les autres, c’est pas grave, Franky il a dit : personne les a obligé, les 200 suivants, à vivre de leur passion!!
    pourquoi il vivrait de sa passion lui alors que moi je trime comme un con pour gagner mon smic et m’acheter le dernier écran plat pour regarder le tennis dans mon fauteuil bien confortable!
    vraiment tu viens de faire ma journée! merci Franky!

  9. Lionel dit :

    J´aime les commentaires moralisateurs, de gens, qui ont surement fait de grandes choses dans leur vie.
    Comme Ghan, qui défend l´ultra-libéralisme, c´est normal que, dans un sport, ou des dizaines de milliers arrivent a percer, quelques dizaines soient millionnaires, pendant que les autres restent pauvres.
     » Les Futures ne sont pas censés être un niveau où on fait carrière mais un marche pied pour permettre aux plus jeunes joueurs de se faire repérer  » Merci on sait grand, le probleme c´est que sur les centaines qui les jouent, seuls quelques-uns perceront. Les autres n´ont pas chosis des études lambdas, pour un boulot lambda et un salaire lambda.

    Yann mélange aussi les sport comfidentiel comme le triathlon générant peu d´argent et le tennis produisant des fortunes.

    Frederick a lui a un probleme de lecture.  » Ce jeune homme est 200eme mondial (on arrondit) « , non 202e fut son meilleur classement, la il est 606e.

    La palme pour le gars du coin Francky  » Et bien oui, c’est pas facile la vie, hein. Faut changer de boulot si celui que l’on fait ne rapporte pas assez. On va quand même pas le plaindre non plus, personne l’a obligé.  »

    Dur pour tous les Rochette du monde de continuer de vivre leur reve, au milieu de gens si brillant, on aimerait connaitre leur vie fabuleuse.

  10. Guillard dit :

    Il y a de ces commentaires ici….Pfffut! Merci pour cet article qui éclaire, mais le propos n’est pas nouveau. Philippe Bouin pour L’Equipe avait mené une enquête, il y a dix quinze ans, qui disait déjà à peu près la même chose.

  11. Bastos dit :

    S’il n’est pas content, il change de métier. Comme tout un chacun. Je suis sur qu’avec les qualités physique qu’il a, il ferait un super manutentionnaire à l’usine.

  12. Pertinax dit :

    C’est très facile d’avoir un ton méprisant en restant anonyme.
    Je dis bravo à Laurent Rochette, c’est super de vivre de sa passion alors que d’autres choisissent la sécurité.

  13. Mats dit :

    Rochette l’explique bien : il n’est pas salarié, c’est à lui de payer son coach, son kiné, ses voyages, etc. Le 200ème en foot (ou le 2000ème, ce qui doit correspondre à un remplaçant de fin de tableau de L1) il gagne bien plus, sans frais et sans risque.
    L’injustice et le danger c’est la mauvaise répartition.
    Le danger d’empêcher des jeunes de se lancer et de percer.
    Danger car il faut multiplier les tournois pour ne pas gagner plus (travailler plus mais gagner pareil…).
    Etc…
    Certains devraient essayer de comprendre, c’est pas bien compliqué et il en parle très bien. Les yaka-fokeu ne servent à rien, comme d’habitude.

  14. Corbinais dit :

    Très facile pour les clubs d organiser des 10.000 dollars !!!!!! Je comprends pourquoi tu es 600eme…j espère que tu seras un grand organisateur de tournois….. si tu peux me filer un coup de main a organiser un 10.000 ???

  15. Patator dit :

    Comme vous dites, c’est un choix. Couiner quand on vit de sa passion, par choix, pour moi, c’est limite indécent. Il a le salaire qu’il mérite à son niveau, s’il n’arrive pas à gagner plus, c’est qu’il n’a pas le niveau, point.
    Qu’il aille bosser à l’usine pour un smic et finir chaque mois dans le rouge (aussi) mais crevé et sans jamais avoir le moindre plaisir au boulot, juste pour rire.

  16. Patator dit :

    > Les autres n´ont pas choisi des études lambdas, pour un boulot lambda et un salaire lambda.
    Alors celle là… Elle mérite la palme. Des études lambda pour un boulot lambda…? Vous m’excuserez, mais j’ai un poil plus de respect pour n’importe quel étudiant « lambda » qui en chie 16h par jour (entre ses cours, ses devoirs et le petit boulot qu’il a pour se payer ses études « lambda ») que pour n’importe quel kéké qui a papa maman derrière lui pour lui payer ses 5h de taper dans la baballe par jour. Alors quand ce genre d’energumen vient pleurer que l’ITF ne lui file pas assez de pognon dans ses tournois mineurs vu qu’il n’est pas foutu de jouer dans la catégorie au dessus, j’ai des crampes d’estomac, voyez.

  17. Thomas dit :

    Article interessant, qui nous montre une autre facette du tennis, que l’on ne voit pas a la tele, et pour cause. Le tennis, en dehors des GC, Coupe Davis et Master Series, ca n’interesse qu’un petit public de passionnnes. En cela d’ailleurs, ca ressemble beaucoup a des sports moins mediatises, comme le tennis de table, le curling, le tae kwon do et j’en passe. Les meilleurs joueurs de badminton dans le monde ne sont pas mieux remuneres que les joueurs du top 500 du tennis… Le jour ou les tournois Futures attireront les medias, les sponsors, et surtout le grand public, peut-etre qu’ils genereront une economie autour d’eux qui permettra de les valoriser. Ainsi, le rugby ou le handball ont reussi ces dernieres annees a remunerer mieux leurs joueurs en reussissant leur transition vers un monde plus vaste. En attendant, il faut s’en remettre a la solidarite. Dans l’interet de preserver le top 100, les GC etc, peut-etre est il dans l’interet de l’ITF de subventionner les joueurs et tournois de niveau inferieur. Ce serait triste que les seuls joueurs qui accedent au top 100 soient des fils a papa, c’est deja largement le cas. Le debat merite d’etre posé, et pour ma part je trouve judicieuse la suggestion d’un « conseil des joueurs » qui pourrait se pencher sur la question.

  18. RUIZ Michel dit :

    J’ai organisé mon premier ITF 10 000$ féminin en 1989; puis j’ai fait 3 25 000$, où j’ai perdu beaucoup d’argent. Je suis retombé « sur les pattes » en 2013 lors de la 24ème édition!! Je prépare une 26ème édition pour mars 2015. Nous sommes tous des BÉNÉVOLES passionnés, dont le but est de permettre aux jeunes de commencer. Ce tournoi, Le Havre, est aujourd’hui le plus ancien de France encore en activité. J’ai vu passer plus de 1000 joueuses qui ont tenté leur chance, mais j’ai vu aussi MAURESMO, DECHY, RAZZANO, COIN, FORETZ, BARTOLI, PARMENTIER, CORNET … j’en oublie sûrement.
    Un tournoi de 10 000 $, c’est 30 000 à 40 000 € de budget en serrant bien, sans faire de folies. Il faut trouver les partenaires qui donnent ça, c’est très dur. Et on essaye de faire les prix les plus bas pour les joueuses (chambre à 28€ par personne en chambre double, repas possibles à moins de 10€).
    Alors augmenter le prize money, je suis pour, mais qui le donne? Moi, la FFT me donne 4 400€, et l’ITF me … facture l’inscription du tournoi! Et nous sommes une vingtaine à « bosser gratos » pour offrir une opportunité aux jeunes joueuses de progresser.
    Pour une dotation plus élevée, il faudrait que l’ITF aide les tournois. Ne rêvons pas! En tout cas, les joueuses nous remercient souvent d’exister tels que nous sommes pour le moment.

  19. RUIZ Michel dit :

    Et j’ai oublié notre petite normande Émilie LOIT. Honte à moi!

  20. lacourbe dit :

    j’aimerai insulter les ignorants qui écrivent des conneries sans nom !!!
    1million de licenciés en France pour le tennis plusieurs dizaines de million a travers le monde !! on parle d’un mec 200e mondial 25e Français allo les mecs vous savez ce que ca veut dire ?? vous savez les privations lhygienne de vie l’entrainementet les sacrifices qu’il faut pour y arriver ?
    patator parle de =fils a papa= mais le mec est en treins de te dire qu il a pas un sous et qu il ne peut continuer dans ces conditions!!! il gagne ses sous en tournois Français internationaux en matche par equipe pour financer sa carriere !! on est dans le top 5 des sports pratiqué dans le monde il est 200e et n’en vie pas !!!!
    au foot en ligue 1 20 equipes 20 joueurs par equipe a 50 000 euros par mois ca fais 400 mecs donc le 400e Français prend 500 000 euros par ans et le 10 000e dans le monde prend 50 000 euros par mois ou on va l’amis et je parle que du foot !!
    plus de respect pour l’etudiant qui passe ses soiree dans des boites a se mettre le compte reussi a peine av la moyenne choisi les cours quil linterresse !!ca ca t’inspire le respect ? largent est mal reparti si on enlevé 30 pour cent des prize de master 1000 atp 500 et grand chelem et les reinjectés dans le circuit segondaire ca laisserai plus de chance au mec sans argent de continuer a faire leur metier qui est leur passion sans etre un fils a papa ou financé par la fft !!

  21. Jon Mac dit :

    Je serais curieux de connaître le métier / niveau sportif des « commentateurs » aigris et cyniques… Facile de rester donneur de leçons devant un écran d’ordinateur.

    Où le système est terrible, c’est que beaucoup de parents, de jeunes, de fans ne voient que les gains et contrats publicitaires des tous meilleurs… Alors que la réalité du circuit est très très différente.

    Dans cette organisation (futures, challengers, circuit principal…), seules les jeunes de pays structurés et/ou issus de familles aisées peuvent vraiment tenter leur chance. Pour les autres, c’est beaucoup plus difficile.

    Bien sûr que le 200eme skieur ou triathlète ne gagne rien, mais le prize money (juste les gains en tournois) des meilleurs est très élevé (Nadal en est à plus de 6 millions de dollars en 2014). Sans passer pour un communiste, le système gagnerait à être plus juste, avec des gains mieux répartis sur le Tour.

    Ca serait dommage de rater le prochain Federer à cause d’une question d’argent…

  22. Alex M. dit :

    Mais c’est bien le problème avec ce système seuls les fils de peuvent se permettre de se risquer à une carrière de tennisman…

  23. Nisco dit :

    Débat très intéressant, merci Sacha de l’avoir suscité par une simple interview (aux questions bien posées!).

    Il y a tant à dire sur la situation et je suis plutôt d’accord avec ceux, comme Jon Mac ou Lacourbe (et tant d’autres) qui trouvent le système mal fichus. C’est également le cas au foot si l’on fait une analyse au niveau mondial ou tant de fédérations n’ont aucun moyen pour exister et où les joueurs « professionnels » si les plus mal payés (s’ils le sont). La FIFA pourrait aussi, avec l’aide de l’UEFA, un peu mieux répartir les milliards générés, non?! Par contre, si l’on compare maintenant cette situation avec celle des enseignants, médecins et autres policiers de très nombreux pays, on peut se dire que le problème touche des branches bien plus vitales de nos sociétés, il me paraît donc un peu indécent de trop s’en faire pour ce qui peuvent difficilement « se faire plaisir », alors qu’il y en a tant qui souffrent pour faire des métiers plus que nécessaires… Le plus dur à lire c’est bien Alex et son « risquer à une carrière de tennisman ». De quel risque s’agit-il? Fait tennis études et si tu perce pas, reconverti toi. Comme tant d’autres dans tant de domaines (comme les entrepreneurs par exemple, qui voient leur (bonne) idée ne pas générer les fonds nécessaires).

    Par contre, je ne peux être totalement en désaccord avec ceux (Patator et même Franky), car on parle quand même d’un sport qui reste MAJORITAIREMENT pratiqué par des gens qui n’y gagnent rien mais dépensent pour le faire. Qu’il doivent le faire à un niveau plus élevé, c’est un peu normal. Quand on se lance dans la voile par exemple, un des gros boulot est de chercher un sponsor. Pourquoi pas dans le tennis, s’il a un bon niveau, qu’il cherche un mécène! Bref, cela reste à sport, libre à chacun de vouloir le pratiquer aux 4 coins du monde ou juste dans son club à côté de chez lui (le tennis, bien différent de nombreux sport, ne nécessite pas 25’000€ par an pour le pratiquer, sauf si on a des viser à long terme, dans ce cas il s’agit d’un investissement à consentir).

  24. Ermiloff dit :

    Ah les joies du capitalisme sauvage…. Sans doute le jeune homme aurait il avantage à consulter ceux de ses compatriotes qui pratiques l’évas… pardon l’optimisation fiscale….

  25. Sebasto Cha dit :

    Moi, je suis chanteur mais je n’en vis pas. Je suis obligé d’avoir un autre boulot pour assouvir ma passion. Mais je ne me plains pas. Bref, si t’es pas content, change de métier 😉

  26. Darwydd dit :

    En réagissant comme cela, dans 10 ans il n’y a plus de sportifs individuels de haut niveau… Il ne restera alors que les 3 sports les plus médiatisés…. Perso je dit non merci….

  27. raquetman dit :

    @Darwydd: le problème c’est que dans certaines statistiques le tennis est le 3eme sport suivi au monde !!!

    sinon en faisant un calcul rapide pour la france: les sports collectifs pro ont 15 équipes par championnat, on peut considérer que le niveau 1 et 2 gagnent bien leur (en foot ligue1,2). Tu comptes 15 joueurs par club par équipe.
    Donc tu vis bien en france en étant, pour une discipline pro (ça écarte ski, judo …), 15eq*2niv*15joueurs= 450 eme français.
    Donc au niveau mondial au moins 5000 eme.

    Je compare là des disciplines structurés dont leurs fédérations ou associations gagnent énormément.

  28. lecontébon dit :

    « Qu’il aille bosser à l’usine pour un smic et finir chaque mois dans le rouge (aussi) mais crevé et sans jamais avoir le moindre plaisir au boulot, juste pour rire. »
    t’avais qu’à bosser à l’école vieux!

  29. Nisco dit :

    Donc l’usine est une punition?! Drôle de conception du monde…

  30. RUIZ Michel dit :

    Vous n’avez pas lu mon commentaire et n’avez donc rien compris. L’ITF ne fait que décider des prize money, l’argent est donné par les organisateurs BÉNÉVOLES qui doivent trouver des sponsors pour couvrir le prize ET tous les frais: balles, kiné, restauration des bénévoles pendant 10 jours, affiches, communication …Si on augmente le prize la moitié des tournois meure!! Un 10 000 $ coûte 40 000 € à organiser, un 25 000 $ 70 000 €. Moi je n’en ai pas les moyens !

  31. laPiquouzeDeRaphael dit :

    Des revendications assez classiques lorsqu’on s’intéresse au monde du tennis depuis plusieurs années.

    Je suis contre l’idée de vivre de sa passion de « très bon » joueur de tennis aujourd’hui.

    Le Travail n’est pas nécessairement passionnant. Si tu t’épanouis dans ton travail, tant mieux pour toi.
    Dès lors que ton activité ne te permets plus de payer tes factures, tu changes de métier, et tu exerces ta passion sur ton temps de loisirs.

    Le tennis est un sport qui était pratiqué par les nantis à la base, et est aujourd’hui encore réservée aux personnes à dominante aisée, lorsqu’il est pratiqué à haut niveau : Cordages, bobines, cadres, matériels, voyage, tournoi, professionnels intervenants et coach.

    606e JM a 26 ans, c’est bien, mais c’est terminé pour ce brave Mr rochette. Il est temps de se reconvertir professeur, coach, preparateur etc… Il ne gagnera pas 500 places dans les 5-6 prochaines années.

    La meilleure suggestion que j’ai lu sur cette plate forme des dieux de la rhétorique, c’est la démarche de rechercher un mécène.

    Au lieu de critiquer les autres sports, qui eux rémunèrent bien au-delà du nécessaire leurs acteurs de premier/deuxième plan, je t’invite à aller chercher l’argent où il se trouve, c’est-à-dire dans le compte en banque des hommes qui ont compris bien plus jeune que toi quelles étaient les lois qui gouvernaient le marché économique actuel.

    C’est dramatique de se réveiller un jour à 26 ans pour pousser son premier coup de gueule.

  32. schmit michel dit :

    Vivre de sa passion est forcèment rèserver a une èlite,puisque 99% des gens paient pour vivre leur passion.
    Etre 616eme mondial ne permet pas de vivre de sa passion,ilfaut donc l’accepter et parfois mettre(un.peu?),la main à sa poche.
    Oui la vie est injuste en ce sens qu’il est plus facile à se risquer à une carriere Pro,
    quand on est issue d’une famille aisèe,mais qu’y faire a part compenser par des rèsultats canons.
    Oui les sports individuels tels qu’Athle,Tennis ,Golf ect..sont desavantagès par rapport aux sports Co,Foot,Basket,Rugby,Volley et bien d’autres sports US.
    Au Foot le 10000eme joueur mondial joue obligatoirement dans une division Pro,vu le nombre d’èquipes de par le monde.
    La ils ont des contrats,ne paient ni voyage,ni encadrement et continuent même à être payès en ètant hors de forme ou blessès(voire le cas Kobe Brian,payè des fortunes aux Lakers,alors qu’il ne joue plus depuis près de 2 ans pour blessure.
    Ce n’est pas le cas du tennis oû l’on ne touche de l’argent qui si on joue et on gagne.
    C’est pourquoi il faut bien peser tous les risques avant de faire son choix de se lancer dans le professionalisme et apres,il faudra assumer,car des rèsultats dependront directement les retombèes financieres.
    Etre 600eme mondial s’apparente plus à du semi amateurisme,aussi les joueurs comme tel.
    Voyager en groupe en « camping car » pour rèduire les frais de logistique et avoir un entrainneur commun quasi benèvole en attendant qu’il fasse ses preuves lui aussi et se cantonner a jouer en France et dans les pays limitrophes.
    Les meilleurs perceront et se dètacheront du groupe pour la jouer « solo » et devront être aussitôt remplacès par d’autres aspirants Pro.
    A petit niveau,la dynamique de groupe peut se rèvéler tres benefique.
    Oui la disparitè des gains est bien trop importantes entre les Top players et les « galêriens  » des circuits satellites.
    Mais est ce a l’ITF de revoir les dotations des petits tournois,ou aux federations nationales de le faire.
    En France, ne serait ce pas à la FFT de se pencher sur le problême quitte a se faire èpauler par l’IFT ?
    Les fèdès ne sont pas des entreprises de charitè et ne financent que si elles y voient des retours sur investissements possibles.
    Les futures sont cencès etre des tremplins pour les circuits supèrieurs afin d’aider les jeunes a entrer dans le monde du professionalisme.
    Rien qu’à ce titre,la FFT doit être concernèe afin de pouvoir ratisser large et ne pas laisser echapper le futur Federer,si toutefois il n’àvait pas ètè dètectè avant.
    Certains talents peuvent être tardifs,la croissance jouant un rôle prèpondèrant chez les jeunes.
    Mais y être encore a 26 ans et surtout en ayant perdu plus de 400 places en 2 ans,doit ammener à se poser la question:
    Suis je un joueur voulant vivre de sa passion,ou voulant vivre sa passion a tout prix.
    La est le coeur du problême concernant les joueurs n’arrivant pas monter sur les circuits supèrieurs.
    La FFT n’aidera que si elle y voit un interêt perso et elle le fait dèja tres bien a travers l’INESEP et les divers poles espoirs repartits à travers toute la France.
    Il faut donc la convaincre que les futures sont absolument necessaires pour la base de sa pyramide.
    Pour cela,oui,un conseil des joueurs est necessaire afin d’avoir un reprèsentant pour debattre de cette necessitè.
    Je pense que Jean Gachassin est un president extremement ouvert a toutes opportunitès ,c’est donc le moment de le convaincre.
    Dans ce cas preçis,il vaut mieux s’adresser au bon Dieu qu’à ses saints.
    Concernant Laurent qui ne doit pas ou plus faire partie des espoirs,je lui conseillerai les axes suivants:
    Si tu veux vivre mieux ta passion:
    -Organise toi en groupe et met le paquet pour retrouver ton niveau 2012 en tirant
    deja les leçons de ce qui ta fait chutter a la 616 eme place.
    -Envisage à terme une reconversion dans ta passion en passant tes diplomes d’entrainneurs en parallele de tes tournois,il y a des amènagements pour cela.
    -Implique toi dans la crèation d’un conseil de joueurs pour faire avancer les choses d’une maniere plus concrête.
    -Regarde cotè sponsoring,même en futures il y a visibilitè et un petit flocage sur ton maillot peut satisfaire les 2 parties.
    -Pourquoi ne pas tenter un agent communs aux joueurs des futures pour solutionner des problêmes,tout le monde y trouverait peut être son intèrêt.
    -Prend patience(je sais,c’est facile à dire),en attendant une hausse prochaine des dotations(60 €/jour est ridicule,sachant que le forfait journalier moyen est de 150€ pour les dèplacements professionels des salariès d’entreprise),mais pour faire avancer les choses,il faut bouger.
    -Prend conscience que si tu galêre un peu/beaucoup,tu vis quand même ta passion et rèalise que c’est une chance incroyable que la tres grande majoritè ne peut s’offrir.
    -Pense au club Med qui recherche toujours des tres bons GO tennis,tu pourrai a raison de quelques mois par an, te refaire une santè financiere tout en pouvant t’entrainner perso plusieures heures par jour ,car tu n’aurai pas plus de 3-4H de cours jounaliers a assurer.
    -Pense a tout ceux qui triment en usine,ou ailleurs pour le SMIC et qui n’ont pas le 1/100eme de ton plaisir a se rendre au boulot.
    -En sport les resultats sont immediats,tu perfe et ça rapporte tout de suite, en entreprise il y a inertie et parfois magouilles.
    Je te souhaite donc bon courage,tout depend de toi et n’attend pas grand chose des autres.
    Si j’ai pris a coeur de commenter si longuement la situation de Laurent,c’est parceque je serai prochainement confrontè en tant que pêre,a ce problême.
    J’ai en effet une fille de 13 ans,actuellement 3eme au ranking national Français de sa catègorie d’age,qui ambitionne ,elle,une carriere Pro, dans le golf.
    Pari toujours risquè,seules les meilleures tirant leur èpingle du jeu, car celles qui n’èvoluent que sur les circuits satellites,tout comme Laurent galêrent.
    Aussi,nous la preparons a avoir d’autres cordes a son arc, telles que l’enseignement et le design de parcours de golf,puis nous croiserons les doigts,la dècision finale lui appartenant à elle seule.
    Tennis et Golf,même combat,5% en vivent et parfois tres bien et 95% galêrent a des niveaux differents.
    Mais en tout cas,vivre ou essayer de vivre de sa passion est un privilêge a aprècier.
    Sportivement.
    Michel.

    Elle sera donc et moi aussi par la même occasion,confrontèe aux problêmes lies a son niveau,car tennis ou golf,c’est le même combat.

  33. Sacha dit :

    Bonjour à tous,

    Tout d’abord, je voudrais dire que c’est La Gazette du Tennis, soit moi, Sacha, qui est allé au contact de Laurent Rochette afin de réaliser cette interview. Il n’est donc pas, comme certains le disent ou le sous-entendent, venu se plaindre ou « pleurer » de son métier, mais n’a fait que répondre honnêtement aux questions posées.

    Certains commentaires sont sidérants. Ce n’est pas parce qu’un joueur relate des faits de son quotidien qu’il doit immédiatement « aller travailler à l’usine » ou « changer de métier », pour reprendre certaines expressions. Parfois il vaut peut-être mieux réfléchir au moins quelques instants avant de s’acharner sans aucun argument constructif.

    Ces joueurs ne gagnent pas d’argent, en perdent, et ce n’est pas parce qu’ils aiment leur sport qu’ils ne peuvent pas émettre une critique, une suggestion, un avis dessus.

    Je suis assez, même complètement, exaspéré en voyant certains commentaires. Sur ce, bonne soirée.

    Sacha

    • Nisco dit :

      Cher Sacha,

      Ta reaction me surprend puisque tu fais partie de cette generation presque nee avec Internet. Les provocations et autres elucubrations des trolls en tous genre ne devraient pas t affecter autant que ca. Je trouve meme tres dommage qu’ils arrivent a leur fin puisque tu clos un debat pourtant fort interessant (une fois les interventions filtrees).

      Bon courage pour la gestion de ce blog!

  34. Yohann dit :

    Pour tout ceux qui disent qu’il n’a qu’à aller bosser à l’usine:

    Pourquoi être si aigri? Ce n’est pas parce que vous n’avez (probablement) pas fait d’études, que vous êtes incapables de vous remettre en question, de reprendre des cours du soir, d’essayer en fin d’évoluer dans votre vie -comme vous semblez si bien le dire- est misérable que tout le monde doit subir votre bassesse d’esprit.

    Si vous aviez eu les qualités pour devenir sportif professionnel, votre état d’esprit- démontré par vos commentaires- prouvent que vous n’aurez jamais eu l’ambition de l’être.

    Donc arrêtez ce ton moralisateur, regardez vous et remettez vous en question.

    Pour revenir au sujet, oui les prizepools sont mal répartis, oui on est clairement avantagé quand papa peut claquer 50k€ par an pour nous. Malheureusement, la seule solution c’est soit de franchir un cap très rapidement, soit de faire le circuit français avec tennis pro et de prendre des garanties de temps en temps, en plus d’un boulot de BE dans un club.

    Certes cela fait moins rêver…

  35. Sebasto Cha dit :

    Est-ce qu’on a le droit d’avoir une opinion qui ne soit pas forcément la vôtre, « Sacha-élève-de-lycée » (bien relu par les pros de l’Equipe, alors ;-)) et vos amis politiquement corrects ?
    Je ne vois pas trop où est le problème : si notre joueur interviewé ne gagne pas suffisamment d’argent, c’est parce qu’il est mauvais, c’est tout (ne me répondez pas que je suis infiniment plus nul que lui : c’est vrai et je m’en fous !). Il n’a pas à remettre en cause le fonctionnement du système en général.

    • Sacha dit :

      Bonjour, vous pouvez m’appeler Sacha, cela suffira. Pour votre information, je ne suis pas relu par les journaliste de L’Équipe.

      Bien sûr, chacun a le droit d’avoir son avis mais, comme je l’ai déjà dis dans un précédent commentaire, je pense que vous pouvez comprendre que les « bande de c******* », « allez tous vous f… » ou les « t’as qu’à aller travailler à l’usine » sont quelque peu indésirables dans ce débat où, je le répète, chacun peut avoir son avis, du moment qu’il ne contient pas d’insulte.

  36. Sebasto Cha dit :

    Vous faites bien d’ajouter le « probablement  » entre parenthèses : j’ai une licence d’histoire et je suis journaliste 😉
    C’est sans doute pour cela que mon esprit est plus critique que le vôtre…

  37. Sacha dit :

    @Nisco : Bonjour, cela ne m’affecte pas vraiment, je suis juste surpris. Je pense que vous pouvez comprendre que des « bande de c****** » ou « allez vous faire… » n’ont rien à faire ici. Je ne ferme en revanche pas le débat, bien au contraire. Chacun est libre de s’exprimer, du moment qu’il n’y a pas d’insultes et de choses du genre.

  38. Avant de critiquer, il faut savoir qu’elle est le parcours d’un ou d’une joueuse de tennis pour en arrivée à la 200ème place… Pour la plupart, ils travaillent depuis tout petit et dès l’age de 6 ans ça représente plus d’heures de boulot que vous en faites tous les jours et cela sans salaire, sans école, sans copains et sans autres activités, jusqu’à ce qu’ils puissent prendre leur 1er prize money vers 22-23 ans. Dans le tennis bon nombre de joueurs n’aimeraient pas leur discipline? Sachez que 50% des filles sur le circuit avouent ne pas aimer le tennis, même des filles du top 10 comme Martina Hingis, steffi graf, Marion Bartoli, Aravane Rezaï…etc.. ont ouvertement confié « Je n’aime pas le tennis, un sport qui m’a donné beaucoup de souffrance… ». Mais pourquoi, alors, en ont-ils fait leur métier? Pas par passion! Le quotidien d’un joueur est souvent plus dur qu’on ne l’imagine. Cela demande beaucoup de sacrifices et le jeu n’en vaut pas la chandelle. Ne soyez pas si ingrats envers ces «smicard» du tennis.
    Laurent explique simplement que, les seconds, voire les troisièmes couteaux du circuit qui s’étripent sur les courts chaque semaine pour gagner le droit d’intégrer le tableau final ou prendre quelques points ATP ou WTA, pourraient vivre décemment si les dotations tournois étaient mieux reparties.
    Ce qui permettrait aussi d’éviter surtout la surenchère à la performance chez les plus jeunes, car à l’heure actuel pour former des jeunes capables d’atteindre le top 100 les pays de l’Est et d’Asie mettent la barre si haut que le niveau et l’intensité de l’entraînement et de la compétition deviennent complètement inadaptés à l’âge et au développement physique et mental de l’enfant…

  39. Nisco dit :

    Cher Hervé,

    Merci pour votre post très intéressant qui défend une position très juste et pertinente. Je pense que pour nous, externes à ce milieu qui tentons de comprendre un peu mieux son fonctionnement et ses dérives, votre argumentaire apporte beaucoup.

    Cependant, j’aimerai profiter de cela pour discuter sur la « professionnalisation » du tennis (et de tant d’autres sports-donc passions).

    Cette professionnalisation a été nécessaire pour formaliser des pratiques de plus en plus courantes de payement (en argent ou autres avantages) de joueurs jusque là non rémunérés. Ces premiers joueurs « pros » ont bien sûr été les plus connus car les plus « vendables » par les marques qui souhaitaient les utiliser comme une nouvelle forme « d’hommes sandwichs » car c’est bien à cela que servent nos chers pros en tous genre. La première activité rémunérée des joueurs pros est donc bien de servir de support à des marques, et non pas de service des aces… Et pour cette activité, quoi de plus normal que de ne payer que ceux qui permettent d’augmenter le plus les ventes?! Rien de plus logique.

    L’autre possibilité de financement est les « droits télé » (bien plus importants que les tickets d’entrée de nombreux tournois, si je ne m’abuse), liés à la retransmission des matchs. Là encore, la pression de l’audimat fait qu’il est bien plus sûr de programmer un match entre membres du top 20 qu’entre un 128ième et un 213ième mondial. Là aussi, quoi de plus logique. La répartition des droits doit donc être telle qu’elle s’assure de la participation des plus populaires.

    De cette situation résulte une « tennis à deux vitesse » me direz-vous, avec les nantis d’un côté et les « faire-valoir » de l’autre, juste bon à maintenir un semblant d’esprit sportif (tout participant est un potentiel vainqueur). Effectivement, c’est bien cela et cette situation ne touche bien sur pas que le monde du sport et est une réalité du monde actuel basé sur le paraître et la consommation à outrance. Le sport n’est-il pas le reflet d’une société?

    Que faire pour éviter des cas comme celui de ce cher joueur en cause dans cet article? Hé bien éviter de sur-pressuriser les jeunes de ce sport en leur faisant miroiter un avenir radieux dans le monde professionnel. Si un enfant se plait à pratiquer un sport et qu’on veuille lui donner l’opportunité de le maîtriser de la meilleure manière, pourquoi pas. Si en plus il a des prédispositions, pourquoi ne pas tenter le coup du professionnalisme, mais il ne faut surtout pas oublié de lui ouvrir des portes de secours en cas de blessure ou de plafonnement de son niveau. Et dans ce cas, il s’épanouira tout autant dans une pratique sportive et non rémunérée.

    Quant à vos exemples de joueurs pros non passionnés, ils ne démontre qu’une autre dérive bassement humaine : transférer à sa descendance sa propre frustration. Martina Hingis ne porte se prénom qu’en l’honneur de Martina Navratilova dont la mère de ce première était la plus grande fan. C’est cette mère qui a construit sa future championne, sans jamais lui demander son avis…
    Le cas des soeurs Williams est plus terre à terre puisque leur père n’a pas caché qu’il les avaient formés pour assurer un revenu financier.
    Bref, ces exceptions ne peuvent être utilisées comme des arguments pour comprendre un système global.

    Salutations

  40. NALLET dit :

    aVEC un tel commentaire, je crois que tu serais bien comme commissaire du peuple dans
    un quelconque goulag.
    Autant de connerie me fait monter dans les tours. Le général de gaule avait bien raison

  41. passing1976 dit :

    salut a tous. avec leurs raisonnements les gars entre la 150 et 300 eme place se plaignent de pas assez gagner. si d’un coup il gagne aussi beaucoup d’argent les 300 emes et 500 emes vont se plaindre aussi et ainsi de suite jusqu’au classement 30/4.on en fini plus…. si tu n’ai pas assez bon pour gagner ta vie au tennis fait autre chose. sinon il faut avoir une famille avec pas mal de moyens malheureusement si tu veux continuer le circuit secondaire. beaucoup de sportifs de haut niveaux avec des médailles olympiques sont salariés et détacher ils ,pleurent pas sur leurs sorts et les sacrifices sont les memes voir plus dans certaines disciplines ingrates (marathon etccc) le tennis est plus ludique. dites vous que si on leurs donnent autant d’argent aux meilleurs c’est qu’il en rapportent beaucoup. je vais souvent voir des tournois futurs . malheureusement presque pas de spectateurs et pourtant de très beaux matchs s’y déroulent. les portes de secours sont nombreuses entraineurs. profs de tennis…

Laisser un commentaire