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Longines à l’heure de la jeunesse

Du jeudi 29 au samedi 31, le champ de Mars a cédé un peu de son gazon pour laisser place à un beau court en terre battue, qui n’a pas échappé à la vigilance de certains passants dont la curiosité les a poussés à s’arrêter quelques instants au bord du terrain. Au pied de la Tour Eiffel, où s’est installée cette année l’opération « Roland Garros dans la ville » qui consiste à faire vivre le Grand Chelem parisien autre part qu’au stade où il se joue, 16 jeunes filles habillées aux couleurs de la marque Longines se disputent le trophée du « Longines Future Tennis Aces », dans un cadre exceptionnel, et qui fait rêver.

Créé par Longines il y a cinq ans dans le but de découvrir les champions et les championnes de demain, le Longines Future Tennis Aces alterne la nature de l’épreuve chaque année : en 2013, c’était les garçons, alors en 2014, place aux filles ! Elles sont 16, ont moins de 13 ans, et viennent toutes d’un pays différent. Ainsi, on retrouve aussi bien des pays comme la France, représenté par Leila Bedoui, que des pays asiatiques (Chine, Singapour) ou américains (États-Unis, Mexique), – ceux où Longines s’exporte certainement le mieux -. « Le tournoi est maintenant connu internationalement. Il fait rêver les petites filles qui peuvent voir comment se déroulent les tournois internationaux, et qui se mesure à des joueuses d’autres pays » raconte Olivia Teboul, de l’agence 15-Love (l’agence de l’ancienne joueuse Sarah Pitkowski), chargée d’organiser la sélection en France et de jouer l’attachée de presse durant le tableau final. « Longines peut ainsi s’appuyer sur l’expérience et l’expertise de Sarah ».

Une bourse annuelle

Initialement sous l’égide d’André Agassi et Steffi Graf, tous deux ambassadeurs de Longines, le tournoi change désormais chaque année de parrain ou de marraine. Après Fabrice Santoro l’an passé, c’est Marion Bartoli qui a répondu présente cette année, pour prodiguer quelques conseils aux jeunes joueuses avant le tournoi (les joueuses s’entraînent à la Longines Academy les deux jours précédant leur entrée en lice) et assister aux matchs malgré un emploi du temps déjà bien fourni. « Mon rôle, c’est de leur donner des conseils et les bases pour leur future carrière. On peut déjà repérer chez certaines un talent tennistique et surtout une concentration et un bon mental. C’est ce que je regarde le plus à cet âge-là » explique Marion Bartoli. « Moi, j’ai rencontré Sandrine Testud à 11 ou 12 ans. Elle m’a donné des conseils, rassuré mes parents. Maintenant, c’est à mon tour, c’est un passage de témoin ».

Des visages connus et de jeunes talents : la formule attire chaque années des médias de tous les pays. « Ce tournoi m’a apporté beaucoup d’expérience car c’était la première fois que j’étais autant exposée aux médias. Ça a été une superbe expérience ! » se souvient Léa Romain, championne de France 13/14 ans et représentante française en 2012. « Cela leur apprend à parler aux médias, ce dont elles n’ont pas l’habitude » rappelle Olivia Teboul. Des médias au rendez-vous, donc, pour un événement sur lequel, en plus de communiquer beaucoup, Longines investit un budget que l’on imagine considérable : effectivement, la marque invite chaque année la joueuse, un accompagnateur de son choix ainsi que plusieurs journalistes de tous les pays représentés (sans oublier les attachés de presse de la marque dans chaque pays). D’autant plus que Longines offrira une bourse annuelle aux deux finalistes jusqu’à leur 16 ans afin de les aider dans leur projet de carrière. « C’est une très bonne initiative de les accompagner ainsi, juge Marion Bartoli. Je pense notamment à des joueuses qui ont des fédérations, comme Hong-Kong, pas aussi puissantes que la FFT, donc c’est vraiment bien. La période charnière, elle arrive vers 15/16 ans, où l’on peut se démotiver ou vouloir faire autre chose ».

« Un coup de boost »

Entre les photographes, les arbitres, le tableau de score numérique, les entrées sur le court applaudies et les ramasseurs de balles, les joueuses sont véritablement dans les conditions d’un grand tournoi. « Ici, les joueuses sont très bien encadrées par rapport à d’autres tournois… » estime Léa Romain. « Le tournoi se professionnalise : il y a le tirage au sort à la Tour Eiffel, un coin d’interviews… Il y a toujours une petite chose en plus chaque année. Cette année, c’est l’affiche du tournoi, explique Olivia Teboul de 15-Love. Quand ces filles viennent ici, cela leur donne un coup d’accélérateur, un coup de boost dans leur carrière ».

Un tournoi qui, bien qu’il n’est pas homologué car pas ouvert à tous les pays, se résume à « une occasion unique et exceptionnelle, pour Marion Bartoli. Il faut qu’elles la saisisse, et qu’elles emmagasinent le plus d’expérience possible, sans oublier de tisser des liens d’amitié avec les autres joueuses ». Alors vous, spectateur n’ayant pas votre place pour le prochain tour de Roland Garros, passez donc faire un tour du côté de la Tour Eiffel. Vous y verrez peut-être (et gratuitement !) celle qui feront les beaux jours du tennis féminin de demain.

Propos recueillis par Sacha Acco

Crédit photos : Longines

Sacha Acco

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