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A la rencontre de… Kimmer Coppejans

Auteur d’un excellent été durant lequel il s’est adjugé quatre tournois Futures et où il a signé 22 succès pour une seule défaite, le jeune Kimmer Coppejans (n°362 ATP) monte en puissance. Grand espoir du tennis belge, il se livre pour La Gazette du Tennis.

Kimmer, comment expliquez-vous ces nombreux succès en Future ?

Je ne sais pas vraiment… Je joue bien pour l’instant, je sens très bien la balle, je suis en confiance, j’ai une bonne équipe derrière moi et ça marche bien.

Qu’est-ce que vous retenez principalement de ces victoires ? 

Beaucoup de points, déjà ! De l’expérience, aussi, et j’espère que je vais pouvoir passer le cap maintenant entre les Futures et les Challengers. 

Quelles sont les grandes différences entre les juniors et le circuit professionnel ?

Je pense que chez les juniors, ça joue vraiment bien mais selon moi la grosse différence, c’est tactiquement et mentalement. Quand ils perdent le premier set par exemple, les pros ont tendance à penser à changer leur jeu, alors que ce n’est pas le cas chez les juniors.

Est-ce que vous pratiquiez d’autres sports que le tennis quand vous étiez plus jeune et, si oui, pourquoi avez vous choisi le tennis ?

Quand j’étais petit je prenais des courts de hockey mais je me suis finalement tourné vers le tennis puisque j’ai eu l’occasion d’intégrer la Fédération à 9 ans.

Vous êtes un grand espoir du tennis belge comme en témoigne votre titre de « espoir sportif belge de l’année » en 2012. Ressentez-vous une certaine pression sur vos épaules ? 

Je ne ressens pas de pression, peut-être que je suis un espoir mais je ne me mets pas de pression. Je joue pour moi même et non pas pour les autres. J’essaye de faire de mon mieux et on verra où ça me mène. 

On imagine que ce n’est pas simple de reprendre l’héritage laissé par Justine Henin et Kim Clijsters… Avez-vous déjà reçu quelques conseils de leur part ou d’autres de vos aînés comme Xavier Malisse ?

Pas tellement, je parle parfois un peu avec Ruben Bemelmans (n°158 ATP), mais à part ça, pas vraiment. Je reçois parfois un message pour me féliciter, sinon, non.

Vous avez triomphé sur la terre battue de Roland Garros mais on vous a aussi vu très à l’aise sur les surfaces rapides lors de tournois Futures : quelle est votre véritable surface favorite ?

Je n’ai pas vraiment une surface préférée : j’aime bien jouer sur dur, sur gazon, ou sur terre.

Quel est votre programme pour la suite de la saison ?

Maintenant, je vais jouer encore trois Futures, et après des Challengers jusqu’à la fin de l’année.

Combien d’heures vous entraînez-vous par semaine ?

Plus de 25 heures par semaine, je pense. 

Quels sont les points de votre jeu que vous devez encore perfectionner ?

Au niveau de mon corps, je dois être plus costaud, car je suis quand même mince. Et après mon jeu vers l’avant, mon jeu au filet est à améliorer ainsi que mon service.

Quels sont vos objectifs pour la fin de saison ? Et à plus long terme ?

Mon objectif était d’être top 400 ATP (il est 362ème joueur mondial ce Lundi, NDLR), c’est réussi. Maintenant, on va essayer de finir l’année dans le top 300. On y va progressivement ! Et pour la suite de ma carrière, je vise d’abord le top 100 et si on arrive là, on essayera d’améliorer ce classement petit à petit.

Pour finir, où vous voyez-vous dans 10 ans ?

Oula… Dans 10 ans, j’espère que je pourrai encore jouer au top niveau, j’espère pouvoir jouer jusqu’à 35 ans à peu près, un peu comme mon compatriote Xavier Malisse (33 ans et 118ème à l’ATP, NDLR) !

Propos recueillis par Sacha Acco. Remerciements à Kimmer Coppejans.

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